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Une brise de fraîcheur
par Me Martin Messier, prés. APQ
Il était plus que temps. Le vent tourne légèrement et enfin pour les propriétaires de logements locatifs résidentiels du Québec. Nous apprécions le fait que les medias constatent avec le temps que de crier “au loup, au loup” comme le font certains organismes représentant les locataires tel le FRAPRU, ne pourra régler une crise du logement. Il est plus facile de répéter les mêmes discours que de tenter sérieusement de trouver des solutions avec tous les partenaires du milieu.
Ce n'est pas en construisant de plus en plus de logements sociaux qu'on réussira à régler le manque de logements, et il faudrait penser également à d'autres solutions, et accepter au moins d'en discuter.
Depuis quelques mois également, nous constatons un changement d'opinion de la part des medias, en ne citant que le Journal La Presse sous la plume entre autres de M. Claude Picher. Ce dernier devait approuver l'Institut économique de Montréal qui considère que la crise actuelle du logement a été créée par une sur-réglementation dans le domaine du logement, paralysant ainsi l'intérêt pour le secteur, tant au niveau de l'entretien des immeubles que la construction de nouvelles unités.
Avec une note économique rendue publique récemment, l'économiste bien connu de l'Institut économique de Montréal, M. Pierre Desrochers, précisait entre autres: “c'est la conjonction de deux facteurs, soit les prix des loyers les plus bas et les coûts de construction les plus élevés au Canada, qui fait en sorte qu'il n'est pas rentable d'investir dans le logement locatif au Québec”. Il suggère donc que “la meilleure façon de résoudre pour de bon la crise du logement serait d'abolir la réglementation excessive du prix des loyers, de la construction résidentielle et des relations entre propriétaires et locataires.”
Présentement, nous sommes consultés au niveau de l'actuelle réglementation de la Régie du logement en regard principalement sur la méthode actuelle de fixation des loyers. Déjà là, les organismes représentant les locataires se sont empressés de bouder l'exercice plutôt que de tenter de trouver des solutions plus raisonnables, afin de créer un meilleur équilibre dans les relations propriétaire-locataire.