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Le syndrome du 1er juillet!!
par Me Martin Messier, prés. APQ
Nous croyons que faire confiance au libre marché dans l'habitation résidentielle pourrait être bénéfique pour tout le monde, les locataires, les propriétaires, les gouvernements. Lorsque l'État se mêle trop de l'habitation en réglementant à outrance comme c'est le cas présentement, un équilibre ne pourra vraiment exister entre locataires et propriétaires.
L'approche du premier juillet, date la plus utilisée pour le renouvellement des baux au Québec, provoque parfois des réflexions sur la disponibilité des logements du privé. Certaines familles ne réussissent pas à se reloger avant cette date, et souvent, ce sont des personnes ou familles qui n'ont pas les moyens de se payer un logement convenable. Nous croyons que nos gouvernements doivent aider financièrement les personnes ou familles qui ont vraiment des revenus insuffisants, et ce n'est pas la construction de plus de HLM qui va régler le problème selon nous.
La journée du premier juillet peut aussi provoquer certains conflits au niveau des locataires qui viennent occuper les logements et ceux qui doivent quitter les lieux, et comme membre de l'APQ, vous avez toujours la possibilité de consulter nos services juridiques spécialisés en droit locatif pour résoudre certaines problématiques.
Nous tenons à revenir sur le sujet des hausses de loyers qui a fait la manchette des médias d'information à partir de votre Association récemment, suite aux plaintes du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) concernant les hausses de loyers qui sont survenues au Québec en 2005, qui ont tourné dans la moyenne de 4 %. Nous rappelons que nos loyers sont encore parmi les plus bas en Amérique du Nord et que les taux d'inoccupation sont déjà à la hausse, et on parle même de 2,7 % en 2006 pour la région de Montréal(chiffres de la SCHL), approchant ainsi le taux équilibré qui se situe selon les experts à 3 %. Il y a toujours des logements à louer actuellement. Dans certains secteurs, la location est déjà plus lente que durant les dernières années. Les propriétaires doivent surveiller le marché et ajuster leurs prix en fonction de l'offre et la demande.
Nous croyons finalement que le marché peut fonctionner normalement, et certaines personnes ou familles devront toujours avoir de l'aide financière pour réussir à se loger convenablement. Les gouvernements auraient tout avantage à faire confiance davantage au propriétaires privés pour bien combler les besoins des locataires, mieux entretenir le parc actuel, au lieu de piger allègrement dans les poches des payeurs de taxes avec des HLM dont la construction et le fonctionnement provoquent des investissements sans limites et souvent sans contrôles.